Les Hommes,

l'Histoire,

les Armes à feu.

 

La bataille de Nagashino (Japon 1575).

En cette année la lutte était engagée entre, Takeda Katsuroyi qui avait hérité du plus grand général japonais, Takeda Shingen, la meilleure armée professionnelle, qui n'avait jamais perdu de bataille, Et Oba Nobunaga, qui menait les paysans.

Le résultat était clair pour tout le monde, mais Nobunaga choisit 3000 hommes armés de mousquets à mèche, et les entraîna à tirer deux salves par minutes. Puis il les disposa en trois rangs de 1000 sur une ligne avancée mesurant un peu plus d'un kilomètre (chaque rangée s'avançait vers l'avant pour tirer, puis se retirait vers l'arrière pour recharger). Il y avait donc 1000 balles qui partaient toutes les 10 secondes soit 6000 tirs par minute, en termes modernes, un feu effectif de 40 mitrailleuses légères sur un front de 1500 m soit une mitrailleuse tous les 37 m. Les trois vagues de l'attaque de Takeda n'avaient pas la moindre chance, et furent anéanties. Seulement 2000 hommes sur 12000 y ont réchappé.

Voir le film de Kurosawa "KAGEMUSHA".

 

Samuel Colt (1814-1862).

"Si Dieu a crée les hommes, Colt les a rendu égaux."

Samuel Walker est né le 19 juillet 1814 à Hartford dans le Connecticut. Samuel Colt, dès son jeune âge, montrait un grand intérêt pour les armes et les explosifs. Il fut expulsé à 16 ans du centre, où il étudiait les sciences, après avoir détruit l'immeuble pendant une expérience.
Son père, propriétaire d'une fabrique de tissus, l'envoya en voyage en Inde à Calcutta. Colt veut un nouveau modèle de pistolet avec un mécanisme plus sûr. À son retour d'Inde il observa dans un bateau un objet pour monter l'ancre et le prend comme modèle d'un mécanisme pour actionner le tambour du pistolet. Il déposa son brevet en 1832 et lança son premier "Revolver", le Paterson en 1835.

Le Texas a gagné son indépendance du Mexique en 1836, peu de temps après la célèbre et spectaculaire bataille du Fort Alamo. Bien que le Texas fut annexé aux États-Unis en devenant son 28e État le 29 décembre 1845, il n'en restait pas moins une terre sauvage. Rien n'était encore totalement réglé avec les Mexicains et les Indiens Comanches.  Les Texas Rangers ont fait ce qu'ils pouvaient pour assurer la sécurité de leurs concitoyens, mais l'annexion du Texas mena directement à la guerre contre le Mexique en 1846.
C'est durant cette guerre que le général en chef de l'armée américaine Winfield Scott créa les U.S. Mounted-Rifles. Cinq compagnies de Texas Rangers ont vu le jour sous les ordres du Général Zachary Taylor. De cette nouvelle cavalerie de carabiniers, nul n'était plus connu pour sa bravoure que Samuel Hamilton Walker.

Samuel Hamilton Walker est né dans la ville du château de Toaping, dans le comté du prince George, dans le Maryland, le 24 février 1817. Il était le cinquième des sept enfants de Nathan et Elizabeth Walker. Le lendemain de ses dix-neuf ans, il partit travailler en tant qu'apprenti d'un charpentier. Le 1er juin 1836, Walker commença sa carrière militaire en s'engageant pour la guerre, à Washington. Walker se distingua au champ de bataille contre les Creeks mais aussi contre les Séminoles en Floride. En 1840, il revint à Washington, pour y ecrire un livre critique sur les techniques de guerre employées par l'armée. En 1842, il s'aventura au Texas et se joindra à la compagnie des Texas Rangers de Jack Hay. Lui et les autres membres de l'unité furent très occupés contre les raids des Comanches et les guérilleros mexicains.  Lorsque la Guerre du Mexique éclata, Walker fut nommé capitaine le 11 avril 1846. Le 24 juin, il devenait lieutenant colonel, ce que l'on attribuait à son style de combat agressif.  Sous le feu de l'ennemi, il prenait beaucoup de risques. Il se portait souvent volontaire pour courir et traverser les lignes ennemies pour atteindre les troupes assiégées du Général Taylor. Et plus tard cette année-là, Taylor l'envoya à Washington pour recruter des hommes pour la cavalerie des U.S. Mounted Rifles, ce qui représentait cinq compagnies (de A à E) de 110 hommes chacune.  Walker était lui-même capitaine de la compagnie C.
En combattant les Indiens et les Mexicains, Walker s'était familiarisé avec le revolver Paterson breveté par le Colonel Samuel Colt.  Le revolver à cinq coups de Colt était devenu très populaire sur la frontière à cause de sa puissance de feu contre les vieux pistolets à un seul coup.  À son retour à Washington, Walker écrivit à Samuel Colt à propos de la disponibilité de ses armes de poing à barillet rotatif.  À sa grande surprise, il découvrit que Colt n'était plus en affaires.  Son entreprise avait fait faillite.  Incapable d'obtenir des contrats avec le gouvernement pour ses Paterson, Colt avait dû fermer sa Patent Arms Manufacturing Company.
Walker rencontra Colt et lui promit un contrat pour 1,000 revolvers s'il pouvait fabriquer un modèle selon ses exigences.  Walker dessina alors quelques changements majeurs à apporter au Colt Patterson.  Le Paterson pesait aussi peu qu'une livre et demi, si bien que sa longueur hors tout devait être accrue.  La nouvelle arme imaginée par Walker serait désormais de calibre .44 plutôt que de calibre .36 pour le Paterson, et elle serait aussi une arme pouvant tirer six coups avant d'être rechargée, contrairement aux cinq coups du Paterson.  Toujours selon les recommandations de Walker, Colt ajouta un pontet pour protéger la détente, une tige de chargement et une mire frontale sur le canon.  Ces nouvelles modifications faisaient du Colt Model 1847 une arme plus rude que le Paterson et aussi plus maniable sur le champ de bataille.  Le résultat de cette association fut un produit qui connut la plus large production pour les 140 années à venir (jusqu'à ce que le .454 Casul soit produit dans le Wyoming en 1987).  Pesant étonnement 4 livres et 9 onces avec un canon de 9 pouces de longueur, le nouveau Colt n'était pas dessiné pour être porté à la taille mais dans un étui généralement fixée au pommeau de la selle d'un cheval.
Alors qu'il retournait avec ses recrues et son nouvel équipement vers Mexico, Walker s'arrêta à la Nouvelle-Orléans pour y acheter des étuis double à fixer au pommeau des selles pour y insérer le premier six coups de l'histoire mondiale.
Samuel Colt accepta le contrat de Walker pour les 1,000 « Colt Walker » en janvier 1847, même s'il n'avait pas d'usine de production.  Colt fit donc fabriquer plusieurs pièces par des sous contractants.  Assemblant et terminant le tout à Whitneyville, Connecticut, dans l'usine de Eli Whitney Jr., le fils de l'inventeur du « Cotton gin ».  En juin 1847, Colt avait commencé à recevoir les premiers revolvers assemblés.  Il en prit quelques-uns pour en faire cadeau à des officiers d'influence qui pourraient lui obtenir d'autres contrats.
Samuel Walker était en pleine campagne militaire avec le Brigadier Général Joseph Lane quand les nouvelles des revolvers complétés atteignit ses oreilles jusqu'au fond du Mexique.  Après quelques détails avec les inspecteurs de l'armée, les 1,000 revolvers étaient prêts à être transportés et distribués dans le port de Vera Cruz.  Walker reçut deux de ces armes du modèle civil, portant les numéros de série 1009 et 1010, vers la fin de septembre 1847.  Il écrivit immédiatement à son frère Jonathan, qui habitait Washington, D.C., « 
Je viens juste de recevoir une paire de revolvers Colt qu'il m'a envoyé comme cadeau, il n'y a pas un officier qui les a vu mais on en parle avec la plus haute estime. »
Walker eut rapidement la chance de les tester véritablement au combat.  Le jour même où il avait écrit la lettre à son frère, sa compagnie monta en selle et partit avec la colonne du Général Lane pour relever la garnison américaine au siège contre des Mexicains à Puebla.  Le 9 octobre, en route vers Puebla, leur colonne apprit la présence d'une force de 500 Mexicains à Huamantla.  Walker mena courageusement la charge à travers le village à la tête de sa compagnie.  Les Mexicains prirent la fuite si vite qu'ils laissèrent des pièces d'artillerie sur place.  Walker prit l'un de ses Colt et tira près d'une pièce d'artillerie.
La décharge du canon et l'éblouissement produit par la poudre attira l'attention sur Walker et son équipe d'artilleurs improvisée.  Les Mexicains contre-attaquèrent, essayant de reprendre leurs canons capturés par les Américains.  Un violent combat éclata dans le centre du village. Selon les témoins, Walker déchargeait ses revolvers en obtenant beaucoup de succès.  Toutefois, la décharge d'un fusil de chasse mexicain à silex fit tomber Walker avec une balle de plomb dans la tête et une autre dans la partie supérieure de sa poitrine.  Malgré ses blessures, il pressa ses hommes de poursuivre la charge et il passa ses armes au soldat William Ashbaugh, puis il mourut.
Par la suite, Ashbaugh retourna les deux revolvers de son capitaine à la famille de Walker à la demande de ceux-ci, et les deux armes historiques font maintenant partie d'une collection privée à Philadelphie.
Moins de quatre mois après la mort de Walker, la Guerre du Mexique prit fin, mais le revolver qu'il avait aidé à concevoir était loin d'être mort.  Samuel Colt reçut de plus en plus de contrats, ce qui fit redémarrer son usine, qu'il construisit à Hartford, Connecticut, et en 1848 naissait la Colt's Patent Fire Arms Manufacturing Company.

Les Colt Walker avaient suffisamment de puissance et de portée, mais on ne connaissait pas encore leur durabilité.  La plupart d'entre eux avaient été endommagés au cours de la guerre par des tirs répétitifs et quelques barillets avaient explosé à cause d'une surcharge de poudre.  Le Colt Walker donna bientôt sa place au modèle Colt Dragoon, qui demeurait un six-coups de calibre .44, mais qui était un peu plus léger avec ses 4 livres et 2 onces et avec un canon plus court de 7 ½ pouces.  Sa structure et son barillet étaient également plus solides.  Le Colt Walker a rapidement été remplacé par un modèle plus performant, mais il a néanmoins apporté un coup de pouce majeur à la fortune de Samuel Colt.  En fait, il avait établi les qualités de base d'un bon revolver, l'arme qui allait conquérir l'Ouest américain.

 

La guerre de sécession (1860-1865).

La guerre de Sécession est née suite à un long désaccord entre les états du nord et ceux du Sud. En effet, le Nord, partisan de l'abolition de l'esclavage et protectionniste. A l'opposé, le Sud, aristocratique, partisan du libre-échange, et plus que tout, esclavagiste. Plus clairement, l'économie des états du Sud reposait sur la main d'oeuvre constituée en tout et pour tout d'esclaves noirs.
Les États frontaliers ( les Border States) de l'Ouest n'ont pas participé à la guerre de sécession, ainsi que certains États méridionaux, comme le Kentucky ou le Missouri.
L'événement qui déclencha tout fut sans aucun doute l'élection à la présidence du républicain nordiste et abolitionniste, Abraham Lincoln.
En décembre 1860, la Caroline du Sud fait sécession. En janvier 1861, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, le Texas et la Louisiane la rejoignent.
Le mois suivant, tout ce beau monde crée les «États confédérés d'Amérique», présidés par Jefferson Davis.
Le président Lincoln réaffirma, dans son discours inaugural, que la sécession était illégale et déclara qu'il avait l'intention de ne pas renoncer aux possessions fédérales situées dans le Sud.
C'est ainsi que débute la guerre civile le 12 avril 1861.
Trois jours plus tard, Lincoln demanda aux troupes d'étouffer la rébellion. La Virginie, l'Arkansas, la Caroline du Nord et le Tennessee ripostèrent en rejoignant la Confédération.
Dans cette conflit, les nordistes ou "fédéraux" apparaissent dès le début comme avantagés du fait d'une net supériorité technologique. Et pourtant, la guerre sera longue et lourde en pertes humaines.
La participation des USA dans les guerres mondiales ont coûtés beaucoup moins de vies humaines que la Guerre de Sécession elle-même ... ! . On compte près de 620 000 victimes militaires qu'ils soient sudistes ou nordistes et environ 50 000 parmi les civils sudistes .
La camp des Fédéraux (Nordistes) rassemble 19 états contre 11 pour les confédérés (Sudistes). Ce qui nous fait 22 millions d'habitants contre 9 millions (dont 3 millions d'esclaves).
Malgré des effectifs moindres, les sudistes disposent d'un haut commandement très supérieur à l'administration Lincoln, peu expérimentée, qui doit réussir à gérer le conflit tout en essayant de remporter les élections de 1864.
Dans le camp des sudistes, on remarque en particulier, les Général Lee (le meilleur stratège sudiste), Bragg et Johnston qui furent victorieux à Richmond et à Frédericksburg.
Malheureusement, cela ne suffit pas à remporter la victoire. Dans le camp adverse, les Général Grant et Sherman défendent durement leur idées. Si les confédérés disposent de fins stratèges, ils n'en est pas de même au niveau logistique. Sur ce point, la supériorité du Nord est incontestable, surtout au niveau de leur réseau de chemins de fer beaucoup plus développé et de leur meilleur équipement industriel.
Après les premières victoires des Sudistes - qui pensaient très certainement être en position de force -, les forces nordistes contre-attaquèrent. Ces derniers remporteront la victoire à Vicksburg, Atlanta et Gettysburg. Le général Lee capitule à Appomattox en avril 1865 et Johnston à Durham.
La guerre enfin terminée, il fallait maintenant que le président Lincoln (réélu en 1864) parviennent à réunir un peuple déchiré par six années de conflit.
Il ne pus malheureusement pas le faire puisque 5 jours après la fin de la guerre, il fut assassiné dans un théâtre par John Wilkes Booth, un sudiste fanatique.
Ironie du sort pour A. Lincoln : sa mort mit la nation en état de choc et tous, du nord au sud, s'unir pour le regretter ; ce fut la première réaction unitaire de l'après-guerre.
Le vice-président Johnson prit la succession au poste de président des Etats-Unis.
Cette guerre libéra près de 4 millions d'esclaves noirs. Mais la mentalité de ceux qui avaient accepté l'esclavage dans le Sud pendant plus de trois cents ans ne s'effacèrent pas après la guerre. Finalement, ces problèmes non résolues créeront des tensions et des problèmes qui persisteront tout au long du XXe siècle.
La guerre de Sécession a apporté de nombreux changements politiques et idéologiques dans l'histoire américaine.
Cette crise a beaucoup marqué le peuple américain.

En France, les libéraux (hostiles à Napoléon III) furent pour les nordistes (défendant une cause humanitaire à leurs yeux) : les conservateurs pour les sudistes (représentants d'un genre de vie sympathique, esclavage mis à part). Des volontaires s'engagèrent dans les rangs nordistes. Certains feront une carrière brillante dans l'armée américaine (exemple du Gal Régis de Trobriand).

Pour info: le terme "OK" (Okay) date de cette époque. Chaque soir, le rapport mentionnait le nombre de tués dans la journée : s'il n'y en avait pas, on écrivait O.K. (soit 0 Killed : zéro tué) ; ou abréviation de all correct (prononcé dans le sud : orl Krect).

Voir le site http://www.floridareenactorsonline.com pour les fans de cette période de l'histoire des États Unis.

 

 

Oliver Fischer Winchester (1810-1880).

Oliver Fisher Winchester, né à Boston, Massachusetts, le 30/11/1810, décédé à New Haven, Connecticut, le 10/12/1880.

Le XIXe siècle fut une période riche en bouleversements de toutes sortes, économiques, sociaux, culturels, tant dans le «vieux monde» que sur le «nouveau continent». L'industrie armurière n échappait certes pas à ce mouvement, et même, par moments, le devançait ou le provoquait. La révolution industrielle trouvait dans l'industrie de l'armement un de ses terrains de prédilection, et partout dans le monde, des armuriers, des inventeurs, des bricoleurs s'efforçaient de mettre au point des armes de en plus performantes, plus précises, plus rapides, plus fiables. Pour se protéger et se défendre, mais aussi pour conquérir ou pour dominer ...son voisin, son ennemi, les sauvages, les prédateurs, les malfaisants ou les gêneurs. Dans cette effervescence d'inventions de toutes sortes, des milliers de brevets étaient déposés de par le monde, portant sur des détails infimes ou des inventions extraordinaires, sur de fausses bonnes idées et de vraies trouvailles.
Parmi tous ces inventeurs, l'histoire n'a pas daigné retenir à son Panthéon le nom de Walter Hunt, installé en 1826 à Brooklyn, et qui déposa en 1848 deux brevets pour un nouveau projectile cylindro-conique intégrant sa charge propulsive de poudre, et pour le fusil qui allait avec pour le tirer. Au milieu d'une épingle de sûreté et d'une machine à coudre, ces brevets n'étaient pour lui qu'une trouvaille parmi d'autres, et une source de revenu accessoire puisqu'il mourut dans la misère, laissant d'autres profiter de ses inventions... Il revendit tout de même ces deux brevets à un dénommé George Harrowsmith, de NewYork, qui s'associa avec Louis Jennings lequel, grâce à un brevet additionnel, perfectionna ces deux premiers brevets. Ils revendirent le tout en 1850 à Courtland Palmer qui, en 1854, s'associa à son tour avec MM. Smith et Wesson (mais oui, ce sont bien les mêmes que ceux auxquels vous pensez...) pour fabriquer et commercialiser armes et munitions. L'affaire ne dut pas leur convenir car en 1855, ils revendirent toutes leurs parts à un groupe capitaliste de New-Haven d'une vingtaine associés (tous commerçants, d'horizons divers mais aucun armurier), dont un certain... Oliver Fisher Winchester, lui même fabriquant... de chemises. La Volcanic Repeating Arms Company ne devait pas être si bonne, car elle fut mise en liquidation dès 1857 ! Pourtant, O. Winchester s'obstina, racheta toutes leurs parts à ses coassociés et transforma la compagnie en New Haven Arms Company. Sans doute considérait-t-il qu'il valait mieux être seul que mal accompagné... Il prit comme directeur technique Benjamin Tyler Henry, qui apporta l'innovation capitale en concevant une munition métallique à percussion annulaire (rimfire), la fameuse cartouche .44 Henry (au calibre de 11, 17 mm). Modifiant le fusil Volcanic pour utiliser au mieux la nouvelle cartouche, en perfectionnant en particulier le verrouillage et l'aiguille de percussion, il donna naissance au fusil Henry, breveté en 1860 et mis sur le marché en 1862, juste à temps pour la guerre de Sécession qui s'annonçait. Hélas, malgré les talents commerciaux d'Oliver Winchester et ses efforts en matière de publicité et de relations publiques, l'arme ne fut pas retenu par l'armée, qui craignait les problèmes logistiques qu'engendrerait inévitablement une augmentation inconsidérée de la cadence de tir ! L'arme se tailla néanmoins un beau succès d'estime, aux mains de nombreuses milices d'Etats en particulier...
A la fin de la guerre civile, tandis qu'Oliver Winchester rachetait, à l'occasion de la faillite de la Spencer Repeating Ripe Company, les énormes stocks de carabines Spencer invendues qui auraient pu lui constituer une concurrence sérieuse, Benjamin Tyler prit sa retraite, et un autre armurier de talent de la maison Winchester, Nelson King, prit en main le perfectionnement de l'arme. La principale amélioration fut la création d'une portière de chargement sur le côté du boîtier de culasse, permettant de recharger beaucoup plus vite, sans avoir besoin d'ouvrir le magasin par rotation, et dont le ressort n'était plus exposé non plus aux introductions de corps étrangers. Baptisée Winchester model 1866, elle fut rapidement surnommée «Yellow boy» en raison de son boîtier en bronze de couleur jaune...
Les utilisateurs lui trouvaient cependant encore quelques défauts : un boiter fragile, une cartouche peu puissante, et surtout un dessus de boîtier de culasse ouvert aux intempéries lors de la manoeuvre du levier d'armement... Ils furent corrigés sur la Winchester model 1873, qui avait un boîtier de culasse en acier, souvent bleui, un dust-cover, couvercle de boîtier mobile, et surtout qui voyait l'introduction d'un nouveau calibre, le .44-40 (44/100 de pouce soit 11, 176 mm, et une charge propulsive de 40 grains de poudre (2,60 g), contre 28 pour la cartouche Henry), dotant l'arme d'une vitesse initiale appréciable pour l'époque de 400 m/s. L'adoption de ce même calibre par Colt en 1878 pour son nouveau revolver Colt Single Action Army (le célèbre Peacemaker) donna un formidable coup de pouce aux ventes de Winchester, les utilisateurs saisissant très vite tout l'intérêt qu'ils pouvaient avoir à posséder deux armes (d'épaule et de poing) utilisant la même munition. Le succès était désormais assuré, et il se fabriqua plus de 720 000 exemplaires de ce modèle entre 1873 et 1919 ! Dès lors, les modèles se succédèrent, apportant à chaque fois une amélioration technique ou un nouveau calibre : Model 1874 avec la cartouche .38-40, Model 1875 avec les premières séries spéciales numérotées 1/1000 et 1/100, Model 1876 avec quatre nouveaux calibres (.40-60, .45-60, .45-75, et même .50-95 Express), dont une version courte fut choisie par la North West Mounted Police du Canada (ancêtre de l'actuelle Police Montée, ou RCMP), Model 1886 conçue par John Moses Browning, avec un nouveau système de culasse à deux tenons verticaux mobiles, dont 160 000 exemplaires furent fabriqués, également disponible en calibre .45-70 particulièrement puissant, Model 1892 plus légère, avec trois nouveaux calibres (.32-20, .38-40, .44-40), Model 1894 en calibre .30-30, mais aussi .22 SR et .22 LR.
Jusqu'alors fidèle à son système d'alimentation par boîtier tubulaire sous le canon, et armement par levier de sous-garde, le Model 1895 voit un bouleversement complet, avec l'apparition d'un boîtier de type Mannlicher d'une contenance de cinq cartouches plus une dans la chambre. Il ouvre la voie aux armes automatiques dont le premier type sera le Winchester Self Loading Rifle Model 1905. Précisons de plus que chacun de ces modèles est disponible en version «fusil» (rifle) avec canon long, un garde-main en bois de demi longueur, une crosse droite ou à poignée demi pistolet, et un magasin tubulaire de la longueur du canon, ou de demi-longueur; en version «mousquet» (musket), ou fusil militaire avec un garde-main en bois de toute la longueur du canon et un tenon de fixation de baïonnette; et surtout en version «carabine» (carbine) à canon court, garde main en bois fixé par une bande de grenadière, et le plus souvent un anneau de suspension du côté gauche. N'oublions pas non plus qu'à côté de ses carabines ou fusils à canon rayé, Winchester a produit (et continue de produire) des fusils de chasse à canon lisse, à un coup, à répétition «à pompe» ou semi-automatique, tous les accessoires, systèmes de visée et matériels de rechargement nécessaires à toutes ses armes, et surtout une gamme de munitions exceptionnellement large, comportant tous les calibres possibles et imaginables, et constituant à elle seule un thème de collection quasi-inépuisable.
Quant à Oliver Winchester, élu vice-gouverneur du Connecticut en 1866 et 1867, il ne se fit plus dès lors appeler que Governor Winchester, il mourut en 1880 à l'age de 70 ans, laissant un empire à son fils William, qui n'eut guère le loisir d'en profiter, puisqu'il décéda trois mois après son père de la tuberculose. Sa veuve ne s'en remit pas et, prise d'une forme de folie, engloutit sa fortune dans la construction d'un maison démesurée, censée abriter les âmes errantes de tous ceux qui furent tués par des armes Winchester...

Voir ma page sur Winchester avec tous les modèles d'armes de 1854 à 2000.

 

Horace Smith & Daniel B. Wesson.

La toute première cartouche métallique à allumage intégré qui apparaisse aux Etats-Unis est la .22 à percussion annulaire, presque identique à nos 22LR actuelles, mais chargée à poudre noire. Elle est inventée et brevetée par Horace Smith & Daniel Wesson en 1854. Ceux-ci ont parfaitement compris tout l’intérêt de ce genre de cartouche « autonome » pour les revolvers du futur. Malheureusement pour eux, le principe des revolvers à barillet tournant a été breveté en 1836 par le concurrent Colt. Le brevet Colt expire seulement en 1857. S&W ont donc trois ans à patienter.
Pendant cette période d’attente, Smith & Wesson acquièrent les droits du brevet Rollin White, qui protège l’invention d’un revolver qui se chargerait par l’arrière du barillet. Ce brevet Rollin White court jusqu’en 1869. En 1857, S&W détiennent donc deux brevets clés : celui de la cartouche métallique à allumage intégré et celui du barillet à chargement arrière. Colt est donc bloqué et à l’expiration de son brevet du barillet tournant, il ne peut fabriquer un revolver moderne à cartouche métallique.
De nombreux armuriers violeront allégrement les droits de ces brevets et construiront de façon artisanale dans les années 60 des revolvers à cartouches métalliques par conversion de revolvers « classiques » (à percussion sur capsule), mais ces violations sont le fait de petits artisans américains ou européens. Les firmes Colt ou Remington qui produisent à grande échelle pour l’Armée US sont bloquées. L’armée reste équipée de Colts 1851 et 1860, de Remington 1858, de Star, et de Spiller & Burr.
En 1857, S&W sortent donc le model 1, un revolver conçu pour la cartouche métallique .22 à percussion annulaire. Cette arme de petite taille et petit calibre a beaucoup de succès sur le marché civil.
En 1861 (pendant la Guerre Civile américaine donc), S&W sortent le model 2 qui reprend la même conception que le model 1, mais en calibre .32, toujours à percussion annulaire (balle de calibre .36, 80 grains, poussée par 9 grains de PN). Ce modèle 2 sera fabriqué à 77000 exemplaires.
Ce model 2 est certes efficace : il peut être rechargé beaucoup plus rapidement que les « vieux » revolvers classiques genre Remington 1858, mais comparé à un bon vieux .44, sa puissance d’arrêt est faible. Dans le tonnerre des batailles de la Guerre Civile, les officiers veulent un revolver puissant, aussi puissant que le vieux Remington 58.
C’est pour répondre à cette demande que le Model 3 est conçu en 1869. C’est un revolver à brisure, et sa carcasse est enfin conçue pour résister à une munition de bonne puissance. Il est proposé à l’Ordnance Board (la commission militaire qui évalue les armes et choisit les modèles réglementaires) en calibre 44 S&W American : calibre .442, balle plomb de 225 grn. Poussée par 25 grains de poudre noire. Pour encourager la firme et pour évaluer l’arme sur le terrain, l’Armée en commande 1000 en 1870. Au total, 28.000 Smith & Wesson Model 3 American seront produits entre 1870 et 1874.
En 1871, l’attaché militaire russe à Washington, le Général Alexandre Gorloff prend contact avec la firme Smith & Wesson pour discuter une grosse commande de 131.000 Model 3 pour équiper les officiers de l’armée russe. Gorloff demande plusieurs modifications au model « American » : profil de crosse un peu différent, et surtout un calibre « propriétaire », le .44 Russian, très proche du .44 American, mais suffisamment différent pour que la Russie puisse en fabriquer à volonté sans payer de droits aux encartoucheurs américains : calibre .429, balle de 246 grains poussée par 24 grains de PN.
Quelques mois plus tard Grand Duc Alexis de Russie visite l’Amérique pour surveiller l’exécution de sa commande. Parmi les réjouissances offertes, il assiste à une démonstration de tir par Buffalo Bill Coddy, et à cette occasion Horace Smith qui a le sens du commerce, lui offre un exemplaire de Model 3 joliment décoré et gravé à son nom. Le Grand Duc est très impressionné, et confirme la deuxième tranche de la commande.
Un officier de cavalerie américain, le Major George Schofield était particulièrement satisfait de son revolver « American ».Il pensait toutefois que de petites améliorations pouvait faciliter son emploi par la cavalerie : notamment un verrou de brisure plus pratique permettant d’ouvrir l'arme et de recharger avec une seule main, et un éjecteur pour extraire automatiquement les six étuis à l'ouverture de l'arme.
Le major Schofield prend contact avec la firme S&W, et défend ses idées auprès de l’Ordnance Board. Cette Commission trouvent que les suggestions de Schofield sont intéressantes, mais demande en outre à S&W de vérifier si pour les futures commandes il serait possible de chambrer une munition encore plus puissante que le 44 S&W American. S&W reviennent vers le Board en 1873 avec une nouvelle variante, le Model 3 Schofield, équipé de la munition 45-S&W : calibre .45, balle de 230 grains poussée par 29 grains de poudre noire (28 au début, puis 29).
Le Board évalue l’arme, en concurrence avec le Colt 1873 qui vient d’être produit, et décide de commander les deux armes. Quelque temps plus tard, l’armée constate que les cartouches 45-S&W peuvent être tirées avec un Colt, mais que les cartouches 45 Colt, un peu plus longues, ne peuvent pas être tirées avec un modèle 3 Schofield. Souhaitant privilégier l’arme la plus versatile pour simplifier ses approvisionnements, l’armée commande massivement des Colt et abandonnera le S&W à partir de 1887 en dépit du fait que l’arme est la préférée des officiers.
Du fait de cet abandon progressif du modèle 3 comme arme réglementaire, S&W se trouve avec de gros stocks d’armes invendues. Ils ont alors une politique commerciale agressive sur le marché civil aux USA et sur les marchés militaires à l’étranger. La firme conclura ainsi de beau contrats de fourniture avec le Japon, la Turquie, la société Wells-Fargo, etc.
En 1878, S&W arrête la fabrication des variantes American, Russian et Schofield et annonce une nouvelle version, le Nouveau Modèle Trois (New Model Three). Il est proposé en standard en calibre .44 Russian, mais en option il est possible de le commander en 44-40, en 32-44, en 38-44, et même en 38 Winchester.
Ce nouveau modèle va être fabriqué sans interruption jusqu’en 1917 aux USA et sous licence dans divers pays (arsenal de Tula en Russie, société Ludwig & Loewe en Allemagne, etc. Le modèle sera aussi copié sans l’accord de S&W par des armuriers européens, belges et espagnols notamment.
Smith et Wesson produira 250.800 exemplaires du modèle trois, toutes variantes confondues. On estime à plus de 500.000 le nombre d’exemplaires fabriqués hors des USA, sous licence ou sans accord de licence. Ces revolvers furent produits sous prés de 15 calibres différents, les plus notables étantle .44 Henry, le .44 American, le .44 Russian, le .45 S&W, le 44 WCF (44-40), le.32-44 et le .38-44.
L’arme sera réglementaire en plus ou moins grand nombre en Russie, au Japon, en Turquie, en Argentine, à Cuba, et en Australie (à l’époque coloniale pour ces deux derniers).

 

John M. Marlin (1836-1901).

John M. Marlin was born in Connecticut in 1836, and served his apprenticeship as a tool and die maker. During the Civil War, he worked at the Colt plant in Hartford, and in 1870 hung out his sign on State Street, New Haven, manufacturing his own line of revolvers and derringers.
The outstanding team of inventors he was able to attract developed breakthrough and enduring models, such as Models 1891 and 1893. Today known as Models 39 and 336 respectively, they are the oldest shoulder arm designs in the world still being produced. The lever action 22 repeater (now Model 39) even became the favorite of many exhibition shooters, including the great Annie Oakley.
When John Marlin died in July 1, 1901, his two sons took over the business and began a diversification program. In 1915, during World War I, a New York syndicate bought the company and renamed it the Marlin Rockwell Corporation. Marlin became one of the largest machine gun producers in the world for the US and its Allies. After the War, the sporting firearms part of the business became a new corporation, which staggered until 1923, when it went on the auction block.
The story is told that the auction of the old Marlin Firearms operation in 1924 was attended by several curious children, a small dog and a lawyer named Frank Kenna. Kenna bid $100 and the properties were his – along with a $100,000 mortgage. The Marlin Firearms Company has been owned and run by the Kennas ever since, and has seen constant change and improvements. Kenna re-introduced several of the models famous before World War I, and in 1936 established the Marlin razor blade business. His eldest son, Roger Kenna, assumed the presidency in 1947 and Marlin enjoyed steady growth until his death in 1959. When his brother, Frank Kenna, Jr. took over as President. Razor blade production was gradually phased out in order to focus attention on sporting firearms. Frank Kenna, Jr. became Chairman in 1995, and Roger’s son, Stephen Kenna, formerly Vice President of Operations and General Counsel, became President. In 1997 he left to pursue other interests. Robert Behn, assumed the presidency in May of 1997 and continues in that role today. Upon Frank Kenna, Jr.’s retirement in 1999, his son, Frank Kenna, III, became Chairman.
Seeking constant improvement became a hallmark of Marlin engineers from day one, and that philosophy has been carried on and demonstrated throughout the 19th-21st Centuries. Beginning with the development of the first side-ejecting, solid-top receiver (called the “Marlin Safety”) in 1889, to the 1953 introduction of the Micro-Groove® rifling system for improved accuracy, and through to the 2004 introduction of the T-900 Fire Control System for bolt action rimfire rifles, Marlin engineers have always made extraordinary effort to raise the bar in the firearm manufacturing industry.
The company John Marlin founded still remains dedicated to his original principles. Be assured that you can continue to look for dependable, long-lasting products bearing the name “Marlin.”
In November of 2000, Marlin purchased the assets of H&R 1871®, Inc., a Massachusetts-based manufacturer shotguns and rifles.

Founded in 1871, and now located in Gardner, Massachusetts, today H&R 1871 employs over 200 people. Marketing its products under the brand names of Harrington & Richardson and New England Firearms, H&R 1871 is the largest manufacturer of single shot shotguns and rifles in the world.

 

Eliphalet Remington (1793-1861).

Eliphalet Remington (October 28, 1793 – August 12, 1861) designed the Remington rifle.

He was born in 1793 in the town of Suffield, Connecticut, to parents whose origins lay in Yorkshire, England. He was a blacksmith, and at 23, he hand-made a revolutionary sporting rifle using a firing mechanism bought from a dealer, producing the barrel himself.

The gun received such an enthusiastic response that Remington decided to manufacture it in quantity, and formed the firm of E. Remington and Sons, which he headed until his death in 1861 . By the mid-1800s the gun had become immensely popular with American sportsmen and was one of the standard guns used in what has been called "the winning of the West".

The company continued to grow and to develop its product and gradually began the manufacture of other sporting goods, such as bicycles. At the present time, the company is known as the Remington Arms Co., Inc.

What began as a one-man enterprise has become one of the world's leading manufacturers of sporting arms. Before the Remington Company was formed, American sportsmen relied upon foreign sources for the majority of the sporting guns they used. The production of a rifle within the reach of men who wanted and needed a good gun changed the picture permanently.

Eliphalet and Elizabeth Remington's second child was a son, Eliphalet II, named for his father. As the couple's only son of their four children who survived childhood, Eliphalet II followed in his father's footsteps and entered the blacksmith trade at the family's rural forge in Herkimer County, New York.

Situated in the Mohawk River Valley — the eastern gateway to the expanding Northwest Territory and in the path of the still-to-be-constructed Erie Canal — the fieldstone Remington forge was astride a trade route that would bring prosperity to the family and the other inhabitants of the region. The expansion of population and wealth along that conduit of commerce would cause Eliphalet Remington to enter the arms making business.

 

Elisha Root (1808-1865).

Elisha K. Root (born Ludlow, Massachusetts 1808 - died 1865) was a Connecticut machinist and inventor.

Root was born on a Massachusetts farm and worked as a bobbin boy in a cotton mill before switching, at the age of 15, to a Ware Massachusetts Machine shop. At age 24 he was hired by Connecticut industrialist Samuel W. Collins to work in his ax factory in Collinsville, a village of Canton, Connecticut. It was here that collins invented the technique of die casting metal.

According to historian Diana Muir writing in Reflections in Bullough's Pond, Root "reconceptualized," the making of axes. Until his invention, axes were made by "flattening wrought iron, folding it around a steel pin, and forging the two sides together under a trip hammer." Root arranged "a series of dies and rollers that could 'die forge' -or apply pressure to a mold, forming apiece of hot wrought iron into the shape of an ax, with an eye already punched to receive the handle." (Muir, Reflections in Bullough's Pond, p. 131)

According to Muir, Root next automated the tempering of axes by inventing a machine that moved ax heads through an temperature-regulated oven on a rotating wheel. And a machine that "shaved" the axes to give them a sharp edge, so that they needed only a small amount of finishing on a grindstone.

In 1849 Samuel Colt hired Root to come work in his Hartford firearms factory.

It was while working for Colt that Root perfected the Lincoln Miller milling machine, 150,000 of which were sold in the late 1800s, making it the most important American machine tool of the era. He modernized firearms production at Colt by designing state of the art drop hammers, boring machines, gauges, jigs, etc. Root also improved the milling machine invented by Simeon North and improved by the Robbins and Lawrence Company of Vermont and by Francis A. Pratt of the George S. Lincoln company in Hartford, Connecticut. The improved tool was known as the Lincoln Miller.

 

John M. Browning (1855-1926).

John Moses Browning naît le 21 ou le 23 janvier 1855 à Ogden dans l'Utah, petite cité située au pied des montagnes Rocheuses et au bord du grand Lac Salé. Son père Jonathan s'est installé dans cette petite ville quelques années plus tôt, après un parcours tumultueux et une conversion à la religion des Mormons. Jonathan Browning, armurier de formation, installe un petit atelier où, dans ces contrées encore hostiles et démunies d'infrastructure industrielle, il y pratique aussi bien l'armurerie que le charronnage et la mécanique générale. Ceci lui permet de réaliser des fusils à silex, puis à percussion et notamment un fusil à répétition muni d'un chargeur «harmonica». Très tôt son second fils John Moses, fait preuve d'une grande dextérité manuelle et d'une prodigieuse ingéniosité; c'est aussi un coureur de plaine, un chasseur redoutable et une fine gâchette. Avec ses frères Matt et Ed, il rivalise d'astuce.
Tandis que Salt Lake City et Ogden sont reliés au chemin de fer en 1870, leur père passe la main et les frères Browning créent en 1878 la firme qui porte encore leur nom. Si leur principale activité concerne la réparation des armes, ils créent et fabriquent aussi une nouvelle carabine à un coup. La société prospère et s'agrandit, en 1880 ils construisent un atelier muni d'une machine à vapeur de 5 ch ! Mais la production n'est pas en mesure de suivre les idées conçues par le cerveau fertile de John Moses. Heureusement de grandes firmes s'intéressent à ses réalisations. Ce sera d'abord Winchester avec la carabine à un coup et plusieurs armes à levier de sous-garde.
En 1890, il s'intéresse aux armes à répétition automatique et réalise des prototypes de fusils et de mitrailleuses. Mais si Winchester achète la plupart de ses inventions (il en réalise jusqu'à trois par mois), il ne les produit pas toutes, ce qui amène l'inventeur à les proposer ailleurs. C'est ainsi qu'en 1895, Colt produit la première mitrailleuse de système Browning, adoptée par les forces armées américaines.
Après les fusils et les mitrailleuses, il s'intéresse aux pistolets. Ses premiers prototypes utilisent des mécanismes très diversifiés, les applications intéressent Colt, mais aussi la F.N. en Belgique avec laquelle il collabore sur un projet de carabine .22 Long Rifle et d'un fusil de chasse, tous deux à répétition automatique.
Mais c'est véritablement chez Colt, que son pistolet de combat est mis au point et adopté en 1911 par l'U.S. Army.
Pendant la Première Guerre Mondiale, il contribue à l'effort de guerre en développant des mitrailleuses, un fusil mitrailleur, une mitrailleuse lourde et un canon automatique de 37 mm. La paix revenue, il revient en Belgique où il développe encore un fusil de chasse et le prototype de ce qui va devenir le pistolet G.P. 35.
Auteur de plusieurs centaines de brevets, John Moses Browning, le plus grand inventeur d'armes de notre époque, s'éteint à Herstal le 26 novembre 1926.

Browning Arms Company est actuellement une filiale de la société belge FN Herstal.

Les armes créées par John Moses Browning:

• M1895 Colt-Browning machine gun
• Colt Model 1897
• FN Browning M1899/M1900
• Colt Model 1900
• Colt Model 1902
• Colt Model 1903 Pocket Hammer (.38 ACP)
• Colt Model 1903 Pocket Hammerless (.32 ACP)
• Colt Model 1905, the first .45 ACP
• Remington Model 8 (1906), a long recoil semi-automatic rifle
• Colt Model 1908 Vest Pocket (.25 ACP)
• Colt Model 1908 Pocket Hammerless (.380 ACP)
• FN Model 1910
• U.S. Model 1911, the first .45 ACP military handgun
• Winchester Model 1885 falling block single shot rifle
• Winchester Model 1886 lever-action repeating rifle
• Winchester Model 1887 lever-action repeating shotgun
• Winchester Model 1890 slide-action repeating rifle (.22)
• Winchester Model 1892 lever-action repeating rifle
• Winchester Model 1894 lever-action repeating rifle
• Winchester Model 1895 lever-action repeating rifle
• Winchester Model 1897 pump-action repeating shotgun
• Browning Auto-5 long recoil semi-automatic shotgun
• U.S. Model 1917 water-cooled machine gun
• Model 1919 air-cooled machine gun
• Browning Automatic Rifle (BAR) of 1917
• Browning M2 .50-caliber heavy machine gun of 1921
• The Browning Hi-Power, the last pistol that John Browning developed
• The Browning Superposed over/under shotgun was designed by John Browning in 1922 and entered production in 1931

Les cartouches créées par John Moses Browning:

• .25 ACP
• .32 ACP
• .38 ACP
• 9mm Browning Long
• .380 ACP
• .45 ACP
• .50 BMG

Les brevets de John Moses Browning:

 

Benjamin Tyler Henry (1821-1898).
Benjamin Tyler Henry was an American gunsmith and manufacturer. He was the inventor of the Henry rifle, the first reliable lever-action repeating rifle.

Henry was hired by Oliver Winchester at the New Haven Arms Company in the late 1850s to improve the design of the Volcanic repeating rifle. On October 16, 1860, he received a patent on the Henry rifle, which soon proved the worth of the lever-action design on the battlefields of the Civil War, where Henry rifles were used alongside muzzle-loading rifled muskets such as the Springfield Model 1861. (The first Henrys were not produced for army use until mid-1862.)

Benjamin Tyler Henry continued to work at the Winchester Repeating Arms Company until at least 1873.
 

Casimir et Eugène Lefaucheux.

Casimir Lefaucheux, armurier français, est né à Bonnétable le 26 janvier 1802 et est mort à Paris en 1852.

Son brevet concernant son nouveau type de munition, "la cartouche à broche" fut déposé à Paris en 1836 (inventé par lui depuis 1828).

Eugène Lefaucheux, fils de Casimir, est né en 1832, il apprit très tôt avec son père les techniques de dessin et de manufacture des armes à broche inventées par ce dernier. Dès son plus jeune âge, il fut familiarisé avec les mécanismes d'armes; et à la mort de son père en 1852, seul des sept enfants restant encore en vie, il hérita non seulement l'armurerie et les brevets de Casimir, mais surtout son génie inventif et son profond intérêt pour la mécanique en général.

Afin de faire prospérer au mieux l'affaire héritée de son père, Eugène eut la bonne idée de se rendre à Liège afin de parfaire ses connaissances. Il se familiarisa non seulement avec les techniques de manufacture en pratique dans l'imposante industrie armurière belge, mais aussi avec l'art de la négociation que pratiquaient les firmes locales bien établies telles Pirlot, Dandoy, Francotte et Colette.

De retour à Paris fin 1853, il obtint un prêt d'argent de son futur beau-père, grâce auquel il entreprit de moderniser et de remodeler les ateliers de son père au 37, rue Vivienne à Paris, que sa mère avait continué à gérer pendant son absence. Son succès ne s'arrêtera plus.

Pendant l'année qu'il passa à Liège, Eugène fut grandement impressionné par les copies belges du Colt 1849 Pocket et du 1851 Navy. Comme le prouvent les croquis de sa toute première demande de brevet, ce sont ces modèles qu'il voudra au départ adapter à la cartouche métallique à broche. Bien que nulle part le nom de Colt n'ait été mentionné, il est évident que l'idée de base se rapportait à ces revolvers très populaires à l'époque.

Cependant, l'idée d'Eugène était non pas d'aller transformer des armes concurrentes déjà bien connues et appréciées, mais plutôt de breveter un système capable de moderniser tout revolver existant et de protéger cette innovation.

Ceci le conduisit à déposer, en avril 1854, une demande de brevet pour un revolver d'un type nouveau, qui sera appelé à devenir l'arme de poing militaire la plus largement utilisée en Europe pour plusieurs décades à venir, et qui donnera naissance à d'innombrables copies et dérivés qui feront la fortune des armuriers liégeois, espagnols, anglais, danois, allemands, français, russes et j'en passe. Il obtint le brevet 19380 le 10 juin 1854; et 12 jours plus tard, il déposa la même demande à Londres, accompagnée cette fois d'un croquis de ce qui deviendra le fameux Lefaucheux 1854.

Il obtint le brevet n° 995 à Londres en juillet 1854, et c'est ce brevet qui découragea Rolin White, un an plus tard, d'essayer de faire protéger en Angleterre son "invention" du barillet percé de part en part.

Le revolver modèle 1854.

Il s'agit d'un revolver à carcasse ouverte, à simple action, dont la structure en 3 éléments n'est pas sans rappeler celle du Colt, quoique là s'arrête la comparaison.

Pratiquement aussi puissant et tout aussi solide et fiable que le Colt, le Lefaucheux présente l'immense avantage sur celui-ci d'utiliser une munition fiable, facile et rapide à charger, insensible aux intempéries et légère, ce qui la rend aisée à transporter. Son usage est très simple et à la portée de n'importe qui, ce qui n'est pas toujours le cas des revolvers à percussion du type Colt ou Adams.

Il n'est pas faux de dire qu'avec son "Modèle 1854", Eugène Lefaucheux avait créé l'arme de poing la plus moderne du monde à son époque.

L'arme fut fabriquée tant pour les marchés militaires ouverts que pour le marché civil. Elle porte la mention "Inv E. Lefaucheux Bvte SGDG à Paris", soit sur le haut du canon, soit sur le côté gauche de la carcasse, sous le barillet, soit les deux. Le n° de série, précédé généralement des lettres LF et d'un poinçon représentant un pistolet à brisure ouvert, se trouve du côté opposé sur la carcasse. Le canon mesure 155 mm et est au calibre 12 mm (.472)

En-dehors de quelques modifications du début de production, l'arme demeurera inchangée tout au long de sa production. La photo 3 montre un tout premier modèle, les photos 4.5 et 6 le modèle standard de cavalerie.

Le modèle "militaire" possède un pontet à repose doigt et une calotte "diamant", tandis que le modèle civil possède un pontet rond et une calotte arrondie. Le modèle civil est souvent confondu avec le 1858 de Marine.

Ces revolvers ont été produits à des centaines de milliers d'exemplaires et ont équipé plusieurs armées européennes, mais revenons aux Etats-Unis et à la guerre de Sécession.

Les achats de l'armée de l'union.

Bien qu'au courant des essais et de l'adoption de l'arme par l'armée française, et malgré tous les rapports favorables, le US Ordnance Departmen ne commença à s'intéresser à l'arme qu'en mai 1857. Après une série de tests, le revolver Lefaucheux fut jugé excellent et proposé comme arme de poing pour la cavalerie. Il était également commercialement soutenu par la firme Sharps; cependant, le chauvinisme américain fit que les gros contrats furent signés avec les producteurs américains tels que Colt, Remington et Starr qui en étaient toujours au vieux système à percussion. Il fallut attendre la chute de Fort Sumter en 1861 pour que le Lefaucheux devienne enfin une arme militaire appréciée.

Juste avant le début des hostilités, Eugène Lefaucheux avait obtenu un brevet aux USA, sous le n° 31809, tant pour un fusil que pour son fameux revolver.

Ensuite, entre septembre 1861 et mars 1862, l'armée de l'Union acheta au total 11.833 Modèle 1854, dont 10.000 furent livrés par Lefaucheux en direct, 1500 par Alexandre Godillot (Paris et Liège), et 333 par 6 autres transitaires américains. TOUS ces revolvers ont été fabriqués par Eugène Lefaucheux et portent des numéros de série allant du 25067 au 36900. Ils ont tous été distribués aux troupes et ont servi pendant le conflit. Le revolver des photos 4 à 6 porte le n° de série 34059 et est un de ceux-là. L'armée de l'Union acheta également 1.815.680 cartouches de calibre 12 mm à broche, dont environ 10 % furent fabriquées sur place par C.D. Leet & Co. (cette société est mieux connue de par son association avec Gallager).

Les achats de l'armée confédérée.

On sait que le capitaine Caleb Huse, alors âgé de 31 ans, se trouvait à Londres et avait pleins pouvoirs pour acheter le plus possible d'armes pour le compte de la Confédération. On sait également que son plus gros fournisseur était la London Armoury Co, qui fournit à elle seule 80.000 fusils Enfield et 9.000 revolvers Kerr à percussion.

Il est également établi que Huse acheta par le biais de cette société nombre de revolvers à broche du modèle 1854, et que par ailleurs la London Armoury en avait déjà vendu aux Etats-Unis avant la guerre de Sécession, et même pendant celle-ci via son agence sur place.

Les archives CSA sont très fragmentaires, mais permettent néanmoins d'estimer à 250.000 le nombre approximatif d'armes de poing de différents types importées par la Confédération durant les années de guerre. Ces armes venaient d'Angleterre, de France et de Belgique pour la plupart. On ignore le nombre exact de revolvers Lefaucheux 1854 utilisés par les soldats confédérés, mais les daguerréotypes qui ont survécu prouvent que ce revolver a été largement utilisé. D'autre part, les Confédérés éprouvant de grosses difficultés à se procurer des armes et munitions, se sont rabattus sur tous les types de revolvers à broche qu'ils pouvaient se procurer, qu'ils soient en 12 ou en 9 mm, et même en 7 mm faute de mieux.

Au cours de la guerre, le blocus nordiste devenant de plus en plus efficace, les Confédérés durent avoir recours à des transports fractionnés et transitant par les Bermudes et autres destinations, sous des appellations diverses masquant la nature exacte des marchandises transportées. Il est même établi que les Confédérés achetaient des armes à New-York chez des sympathisants sudistes comme Schuyler ou Hartley & Graham, et que ces armes étaient passées en fraude à travers les lignes de l'Union.

Sans archives détaillées, il est très difficile d'estimer le nombre de revolvers Lefaucheux 1854 importés et utilisés par les troupes confédérées; mais différents auteurs, sur base des informations fragmentaires qui nous sont parvenues, s'accordent à en estimer le nombre entre 2.000 et 5.000, rien que de ce modèle.

 

Christian Sharps (1810-1874).

Christian Sharps, the inventor of the first successful breech loading rifle, was born in Washington, New Jersey in 1810. He married Sarah Elizabeth Chadwick of Mill Creek (Philadelphia), Pennsylvania. The couple had two children, a daughter Satella and son Leon Stewart.

Sharps was issued a patent for his design[1] on 12 September 1848. He was awarded a total of fifteen firearms-related patents. Although not the first breech-loading rifle, Sharps' was the first to be widely accepted and, with the onset of the American Civil War, the first to be produced in large quantities. The Sharps, in a carbine version, was the most widely-used cavalry carbine by the Union Army. It was so successful that it was copied and manufactured by the Confederate government to arm its mounted troops. Sharps' designed firearms later saw extensive use in the American West as military and hunting weapons. They were also highly regarded as target rifles and were used extensively in international shooting competitions through the late 1800s.

Sharps began work as a youth when, it is believed, that he was an apprentice to a gunsmith in Washington, New Jersey. He then accepted a position at the Harpers Ferry Arsenal in the 1830s. While at Harpers Ferry, Sharps was introduced to the Hall rifle, an early breech-loader, and worked for its inventor, Captain John H. Hall. The Hall rifle was produced at Harpers Ferry. The deficiencies of the Hall rifle may have caused Sharps to adopt his new design. Sharps also became versed in the manufacture of weapons with fully interchangeable parts. The Sharps rifle was designed with a vertical dropping block action, operated by a lever which also served as a trigger guard. The action was not only strong but limited the release of gases when the gun was discharged. Sharps' first rifle, the Model 1849, was manufactured by A.S. Nippes & Co. at Mill Creek (Manayunk, Philadelphia County), Pennsylvania.

Although the Sharps Rifle Manufacturing Company bore his name, Christian Sharps was not the company's principal owner. He left the firm, first to form C. Sharps and Company in 1853 and then Sharps & Hankins, in partnership with William Hankins, in 1862. Both firms were located in Philadelphia. The Sharps and Hankins partnership ended in 1866 and Sharps resumed the manufacturing of fireams under the C. Sharps and Company name.

During 1870 Sharps and his family moved to Vernon, Connecticut where he continued working on firearms design and started a large trout farming business. Succumbing to tuberculois, Sharps died in Vernon,on March 12, 1874.

Hiram Berdan (1824-1893).

Hiram Berdan (September 6, 1824 – March 31, 1893) was an American engineer and military officer, world renowned marksman, and guiding force behind the famed United States Sharpshooters during the American Civil War. He was the inventor of the Berdan rifle, the Berdan centerfire primer and numerous other weapons and accessories.

Early life.
Berdan was born in Phelps, a small village in Ontario County, New York. A mechanical engineer in New York City, he had been the top rifle shot in the country for fifteen years prior to the Civil War. He invented a repeating rifle and a patented musket ball before the war. He had also developed the first commercial gold amalgamation machine to separate gold from ore. His inventions had brought him wealth and international fame.


Civil War.
In the summer and fall of 1861, he was involved in the recruiting of eighteen companies, from eight states, which were formed into two sharpshooter regiments with the backing of General Winfield Scott and President Abraham Lincoln. Berdan was named as Colonel of the resultant 1st and 2nd U.S. Sharpshooters on November 30, 1861. His men, who had to pass rigorous marksmanship tests, were dressed in distinctive green uniforms and equipped with the most advanced long-range rifles equipped with telescopic sights. Even when assigned to a brigade, the regiments were usually detached for special assignments on the field of battle. They were frequently used for skirmish duty. Berdan fought at the Seven Days Battles and Second Bull Run. In September 1862, his sharpshooters were at the Battle of Shepherdstown. Berdan commanded the 2nd Brigade, 3rd Division, 3rd Corps, Army of the Potomac in February and March 1863, then he commanded the 3rd Brigade at the Battle of Chancellorsville.


Gettysburg.
At the Battle of Gettysburg, his two regiments of sharpshooters played an important role in delaying Confederate attacks on Devil's Den and the Peach Orchard. In a sharp encounter in Pitzer's Woods on Seminary Ridge, the 1st U.S. Sharpshooters stalled the advancing Alabama brigade of Cadmus Wilcox. Berdan assumed command of J. H. Hobart Ward's brigade when the latter became acting division commander - David B. Birney having become acting corps commander following the wounding of Daniel Sickles, and led the division throughout the rest of the campaign, as well as during the subsequent Bristoe and Mine Run Campaigns.


Post-War career.
Berdan resigned his commission January 2, 1864, and returned to his career as an engineer and inventor. In 1865, he was awarded the brevets of brigadier and major general for Chancellorsville and Gettysburg, at each of which he led a brigade.

He was considered by many to be a crack marksman and innovator, but unfit for field command. Berdan subsequently invented numerous engines of war, including a twin-screw submarine gunboat, a torpedo boat for evading torpedo nets, a long-distance rangefinder and a distance fuse for shrapnel.


Death.
Berdan died unexpectedly in 1893 and was buried in Arlington National Cemetery. Recently there was a film created by Silver Domino Productions based on Berdan and his men.

 

Christopher Miner Spencer (1833-1922).

Christopher Miner Spencer (1833 – 1922), born June 20, 1833, was an American inventor, from Manchester, Connecticut, who invented the Spencer repeating rifle. He became an apprentice at the Cheney Brothers’ silk company at the age of 14. It was here that he gained the skills and knowledge that comes from working with machinery. In his spare time he created his own experimental machines. When he was about 18 years old, he started working for Samuel Colt’s factory, which is where he gained experience in making guns. Throughout the course of his life, he acquired 42 patents. He also invented the first automatic screw machine in 1873. His legacy comes in the form of how automation is used today in American manufacturing. Christopher died on January 14, 1922 in Windsor, Conneticut.

Civil War.
Although the Spencer rifle had been developed as early as 1859, it was not initially used by the Union. On August 18, 1863, Christopher Spencer walked into the White House carrying one of his rifles and a supply of cartridges. He walked past the sentries, and into Abraham Lincoln's office. After some discussion, he returned the following afternoon, when Spencer and Lincoln were joined by Edwin Stanton, Secretary of War and other officials, and the group then proceeded to walk out on the Mall. Near the site of the Washington Monument, they engaged in target shooting.

Subsequent to that meeting, the U.S ordered some 13,171 rifles and carbines, along with some 58 million rounds of ammunition. This proved in part to be his undoing. The heavy expenses incurred in the manufacturing of these arms, as well as a glut of rifles on the market after the war resulted in the Spencer Repeating Rifle Company declaring bankruptcy. All the assets were acquired by Oliver Winchester.

 

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