Saint-Ouen-sur-Seine

Région: Île-de-France
Département: Seine-Saint-Denis
Arrondissement: Saint-Denis
Canton: le canton de Saint-Ouen ne comprend qu'une partie de la commune. L'autre partie appartient au canton de Saint-Denis Sud.
Code postal: 93 400
Code INSEE: 93 070

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Maires de Saint-Ouen depuis 1787: cliquez ici
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Église catholique
Responsable du secteur:
Père Robert Jourfier
Notre Dame du Rosaire___________











Église du Vieux-Saint-Ouen - lieu supposé de la mort de Saint-Ouen
_______Monument historique - Place de l'abbé Grégoire
_______________Crédit photo: Patrimoine de la Seine-Saint-Denis, éd Flohic 2004


Lieux de culte

NOTRE DAME DU ROSAIRE
VIEUX-SAINT-OUEN
SACRE-COEUR

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Église Sacré-cœur St-Ouen - voûte sur le maître autel





Démographie

Population totale (1999) 40 015 habitants
sans doubles comptes (1999) 39 722 habitants
Densité hab/km²: 9 284
Nom des habitants: Audoniens
La population se caractérise par la grande diversité des origines.

Géographie
Superficie 431 ha
Altitude 35 mètres.
Saint-Ouen est limitrophe de Paris au Sud, Saint-Denis à l'Est, l'Île-Saint-Denis au Nord, et Clichy à l'Ouest.

Mairie de Saint-Ouen______________________
Économie (source: site de la Mairie de Saint-Ouen)
Saint-Ouen possède beaucoup d’atouts :
Une position géographique attractive : proche de Paris, en bordure de Seine, à proximité de l’aéroport de Roissy par l’autoroute.
De nombreuses infrastructures : la présence d’une école d’ingénieurs, Supméca Paris - ancien ISMCM-CESTI ; une population active diverse et jeune.
Un développement de nouvelles filières comme celles touchant à l’image, à l’audiovisuel et aux nouvelles technologies.
Une combinaison d’entreprises internationales et de PME qui participent au dynamisme du tissus économique audonien
Pour sa part, la ville favorise l’implantation et la création d’entreprises et encourage l’insertion des demandeurs d’emploi par la création d’un réseau d’accueil qui multiplie les points de rencontre avec les chefs d’entreprises.
Une entité géographique et économique : :
Sur les 432 hectares que couvre la commune, 200 hectares représentent des zones d’activité économique
Une zone industrielle bordant la Seine comprend les Docks, la TIRU, la CPCU, ALSTOM et des activités industrielles qui représentent 21% des emplois
En son centre, Saint-Ouen possède un tissu dense de PME/PMI, avec un glissement des activités vers le tertiaire.
Les Marchés aux Puces présentent 2 300 artisans aux visiteurs. Ils représentent la plus importante concentration d'antiquaires et de brocanteurs du monde et n'est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d'une durée minimale de trois ans.

Historique
Nom tiré d'Audoenus Dado, chancelier de Dagobert, évêque de Rouen, qui mourut en 683 dans la villa royale de Clippiacum. Une chapelle fut élevée à sa mémoire.
En 741, Charles Martel la donna à l'abbaye de Saint-Denis. C'est autour de cette chapelle que-se forma l'agglomération qui portera le nom de l'évêque, auréolé de sainteté: Saint-Ouen.
Enjeu des luttes. La situation géographique de Saint-Ouen, sur un promontoire commandant la vallée de la Seine, lui conféra une certaine importance stratégique et en fit notamment l'enjeu de la lutte entre Armagnacs et, Bourguignons, puis entre les Anglais et le pouvoir royal qui s'en rendit enfin maître en 1436.
13ème siècle. Fief au 13ème siècle des chanoines de Saint-Benoît de Paris, sur lequel l'abbaye de Saint-Denis conservait sa suzeraineté.
17ème siècle. La seigneurie de Saint-Ouen passa au 17ème siècle à Seiglières de Boisfranc, chancelier du duc d'Orléans, qui fit construire un château sur les plans de l'architecte Lepautre, dans un parc de 29 hectares.
En 1690, le domaine passa au duc de Gesvres.
1759 - 1764. La marquise de Pompadour le loua de 1759 à 1764.
En 1782, les Gesvres le cédèrent au duc de Nivernais.
1750. Deux hôtels furent construits par le prince de Rohan-Soubise à Saint-ouen vers 1750.
Necker. Louis XVI, Buffon et Diderot furent reçus à Saint-Ouen par Necker qui y possédait une maison.
En 1793, la commune fut rebaptisée Bains-sur-Seine, appellation qui fut abandonnée en 1799. Séjour de Germaine Necker, baronne de Staël, écrivain, astreinte par Napoléon à résidence forcée.
En 1814, Louis XVIII y signa la "Déclaration de Saint-Ouen" octroyant la charte constitutionnelle.
En 1821, Louis XVIII fit raser le château des Gesvres et fit construire un nouvel édifice qu'il offrit à sa favorite Zoé du Cayla en 1822, elle y vécut jusqu'à sa mort en 1852.
Le château fut alors abandonné, puis repris par la commune en 1958 et restauré.
Le développement de Saint-Ouen a commencé surtout en 1830, année où furent créés un port et des docks. La croissance s'accentua sous le Second Empire, marqué par l'industrialisation et la création d'un pont reliant Saint-Denis à Gennevilliers. Enfin la commune s'agrandit par l'annexion d'une partie du territoire de Montmartre, ce qui la rendit limitrophe de Paris.
La ville fut cruellement endommagée par les bombardements de 1944.

Architecture sacrée
Chapiteau du 12e siècle - église du Vieux Saint-Ouen
Église Saint-Ouen-le-Vieux (Place de l'abbé Grégoire)
L'édifice construit à partir du 12ème siècle a été complètement remanié et défiguré par les reprises du 19ème siècle. À remarquer: 2 chapiteaux du 12ème siècle à la seconde travée; un vitrail du 17ème siècle. Cette église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire de monuments historiques en 1933.
Église Notre-Dame-du-Rosaire (65, avenue Gabriel Péri)
Construite entre 1898 et 1903 de style néo-romane. L'édifice en croix latine, nef voûtée en berceau précédée d'un narthex, chœur en hémicycle limité par 8 colonnes de grès rouge.
Église du Sacré-Coeur (104, rue du Docteur Bauer)
Construite sous la direction de l'architecte Nicod, terminée en 1933. De style néo-roman: nef flanquée de bas-côté et prolongée par un chœur en cul-de-four, voûtes en berceau, clocher latéral carré au sud; fresques sur la voûte du chœur, dalle funéraire du 16ème siècle.


Architecture civile
Château de Saint-Ouen (rue Albert Dhalenne. Pont de Saint-Ouen) 17ème siècle, reconstruit en 1823 par Huvé: bâtiment cubique d'une grande sobriété, élevé sur l'emplacement du château 17ème siècle, restauré en 1963 ; beaux décors intérieurs; salles du rez-de-chaussée.



Jumelages
Depuis 1961 et 1966, Saint-Ouen est jumelée avec quatre villes européennes:
Terni (Italie);
Salford (Grande Bretagne);
Roussé (Bulgarie);
Podolsk (Russie).

Musée
Musée du château d'histoire locale et d'art contemporain : collections de gravures 19ème, de peintures et de sculptures contemporaines.

Personnalités liées à la commune
* Dado Audaenus, alias Ouen, né à Sancy près de Soissons vers 600-603, est décédé à Clippiacum, villa royale, le 24 août 683 (ou 684 selon Vagandard). Clippiacum se situait là où se trouve à présent Saint-Ouen-le-Vieux. Une chapelle fut bâtie à l'endroit supposé de sa mort. Cette chapelle en a gardé longtemps une précieuse relique, disparue pendant la Révolution. Elle est aujourd'hui monument historique. Audaenus, devenu Ouen, avait été chancelier du roi Dagobert I, puis évêque de Rouen. Il a donné son nom à notre ville.
* Jacques Gondoin (1737-1818). Architecte. Né à Saint-Ouen, il se vit confier l’architecture de l’actuelle École de médecine de Paris et la colonne Vendôme. Cet édifice fut considéré par ses contemporains comme la réalisation la plus achevée de l’architecture moderne.
* Jacques Necker (1732-1804). Financier et homme politique d’origine allemande, protestant, né à Genève, il possédait un château à Saint-Ouen. Il devint directeur général des finances en 1777. Il souleva l’opposition des parlements et dut démissionner (1781). Rappelé en 1788, il ne put rétablir la situation financière et fit décider la réunion des états généraux. Sa fille fut Mme de Staël.
* Germaine Necker, Baronne de Staël (1766-1817). Écrivain. Fille du célèbre banquier genevois Necker, dernier grand ministre de Louis XVI, madame de Staël vécut à Saint-Ouen, dans le château hérité de son père.
Louis XVIII (1755-1824), de retour de son exil à Londres, signa le 2 mai 1814 dans le Château de Saint-Ouen la "Déclaration" qui lui permit de rentrer à Paris et établir la monarchie constitutionnelle.
* La comtesse du Cayla, née Zoé Victoire Talon (1785-1852), favorite de Louis XVIII, a vécu à Saint-Ouen depuis 1822 jusqu'à sa mort. Sa tombe se trouve dans le cimetière communal de Saint-Ouen.
* La Goulue (1869-1929). Danseuse. Louise Weber dite “La Goulue” fut, à la fin du 19e siècle, une des plus célèbres danseuses du Moulin-Rouge. Immortalisée par Toulouse-Lautrec, elle vécut misérablement la fin de ses jours dans un taudis de Saint-Ouen.
* De nombreux héros de la Résistance, résidants à Saint-Ouen et morts pour la France, les rues de Saint-Ouen en portent souvent le noms.
* Marcel Carrier (1922-1945), jociste audonien, arrêté et torturé par la police de Gotha, il est envoyé au camp de concentration de Flossenburg (n° 28905) "pour action catholique" ; puis au komando de Zwickau, meurt sur la route d’évacuation à Neustad-sur-Tachau le 6 mai 1945 la veille de la capitulation allemande.

Transports
* Métro ligne 13 : stations Garibaldi ou Mairie de Saint-Ouen - ligne 4 : station Porte de Clignancourt
* Bus: L'Audonienne (transport communal): St-Ouen Payret - St-Ouen Debain ; 85 : Luxembourg - Mairie de Saint-Ouen
* Inter Villes 137 : Porte de Clignancourt - Villeneuve la Garenne ; 139 - Porte de la Villette ; 166 : Porte de Clignancourt - Colombes ; 237 : Mairie de St-Ouen - L'Ille Saint-Denis ; 255 : Porte de Clignancourt - Stains ; 173 : Porte de Clichy - La Courneuve ; 174 : La Défense - St-Denis RER
* St-Ouen RER C
* Accès en voiture: Par l'autoroute A1, sortie Saint-Ouen - Par le boulevard périphérique extérieur, sorties Porte de Clignancourt ou Porte de Saint-Ouen.